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Note
Méthodologique sur la Modélisation des Trafics

Préambule
La définition des objectifs et des moyens à
mettre en œuvre pour les atteindre, dans les domaines du
transport et de la circulation, passe nécessairement par la
connaissance et la compréhension des pratiques de
déplacement. Cette connaissance et cette
compréhension sont des tâches difficiles parce que
les pratiques de déplacement en agglomération ne
sont qu’un élément indissociable de
l’ensemble des éléments concourant au
fonctionnement de la ville.
Ainsi beaucoup d’études liées au
fonctionnement urbain (en particulier les études de
transports) exigent une connaissance du trafic actuel et futur.
Démarche
générale des études de trafic
Pour pouvoir effectuer une étude de circulation, il faut une
méthode ou un modèle d’estimation de
trafic.
Cette
méthode ou ce modèle se base sur des
données ou hypothèses concernant :
- les
caractéristiques des pratiques de
déplacement
-
la structure urbaine, notamment la localisation des emplois et des
zones d’habitat
- les
caractéristiques des réseaux : réseau
de voirie, réseau de transport collectif
Il doit permettre de réaliser des estimations :
- des flux
de déplacements par mode de transport et
catégories d’usagers
- des
avantages et inconvénients apportés aux
différentes catégories d’usagers par
les systèmes de transport envisagés
- des
trafics sur des tronçons de voirie ou de lignes de
transports collectifs
- des
conditions de fonctionnement du réseau
étudié : temps de parcours, vitesses, charges,
niveau de saturation …
- Pratiques
de déplacement
- Structure urbaine
- Réseau de voirie
- Réseau TC
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Modèle
de prévision
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- Flux
-Temps de parcours
- Mouvements
tournant aux carrefour
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Fonctionnement
du modèle
Pour faire fonctionner le modèle, il faut
l’appliquer à deux types de situation.
Situation dite de «
référence »
C’est la situation actuelle telle que l’on peut la
connaître à partir des données dont on
dispose :
- données socio – démographiques
- flux de circulation
- réseaux
La phase de reconstitution d’une situation de
référence est nécessaire. Elle permet
en effet d’ajuster un certain nombre de paramètres
des modèles utilisés et de s’assurer
que le modèle est en mesure de bien reproduire une situation
connue.
Ensuite , elle permet des comparaisons avec d’autres
situations définies en modifiant le jeu
d’hypothèses.
Situations « futures
»
On modifie le réseau de voirie, on fait des
hypothèses sur les évolutions possibles des
paramètres pris en compte dans le modèle et on
recalcule les flux, temps de parcours …
Il reste alors à comparer les résultats obtenus :
- entre la situation de référence et chacune des
variantes testées
- entre les différentes variantes
La complexité des phénomènes oblige le
plus souvent dans l'élaboration des outils que l'on va
utiliser, à distinguer plusieurs
«étapes», dépendant les unes
des autres.
Les
principales étapes du modèle
«classique» dit à quatre
étapes sont les suivantes :
· la génération
· la distribution
· la répartition modale
· l'affectation du trafic
LE
RÔLE DES DIFFÉRENTES ÉTAPES
La
génération
Les calculs relatifs à la génération
des déplacements sont destinés à
répondre à la question : étant
donnée une situation d'urbanisation (localisation des
emplois, de l'habitat, des commerces, des industries, etc.) combien de
déplacements partiront (émission) et combien de
déplacements arriveront (attraction) dans une zone
considérée?
La
distribution
Connaissant les attractions et les émissions des diverses
zones, les modèles de distribution évaluent les
déplacements effectués entre les
différentes zones.
En d'autres termes, ils répondent à la question :
où vont les déplacements quittant la zone,
d'où viennent les déplacements arrivant dans la
zone ?
Ces modèles permettent d'établir les
«matrices origine-destination».
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njj : nombre de
déplacements allant de la zone i à la zone j
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Matrice
Origine-Destination
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